2004 = Sarcome(nce)
>> mercredi 11 mars 2009
Nous voici maintenant en février 2004. Cela fait maintenant plus de 6 ans que mon lymphome fait partie des mauvais souvenirs et à part lorsque je me rends à l’hôpital pour des contrôles réguliers (j’ai toujours droit à des scanners et à des ponctions de moelle…), je n’ai plus vraiment l’occasion de repenser à tout ce qui m’est arrivé.
Mais depuis quelques mois maintenant, je ressens une douleur au niveau de l’aine gauche et celle-ci ne cesse d’augmenter au fil du temps, jusqu’à m’empêcher de dormir. J’en parle à mon médecin, qui me fait faire une radiographie. Celle-ci ne donne rien. Il opte finalement pour une IRM. Et voici le résultat:

Vous voyez la grosse tache blanche dans le cercle rouge à côté du col de mon fémur? C’est une tumeur… et ouais… je peux retourner à l’hôpital. Mais avant de commencer un traitement, il est nécessaire de connaître la nature de cette tumeur. Pour cela, je me rends au CHUV pour subir une biopsie sous scanner. En gros on va aller fouiller dans ma hanche pour prélever un morceau de tumeur. Je vous parlais de la douleur engendrée par une ponction de moelle… là vous multipliez au moins par 2… La douleur a été tellement lancinante que je tremblais encore une heure après le prélèvement. Horrible.
Bref, après analyse, les médecins ont pu définir qu’il s’agissait d’un Sarcome d'Ewing. Tumeur maligne, nécessitant un long traitement, mais guérissable. Et qui dit maladie différente, dit stratégie de combat différente. Les médecins m’ont alors proposé un schéma de traitement, que je n’allais de toute façon pas refuser : 3 à 4 cures de chimiothérapie, suivies de plusieurs semaines de radiothérapie et pour finir, à nouveau 3 à 4 cures de chimiothérapie. Le tout étalé sur environ 9 mois.
On m’installe à nouveau un PAC et c’est reparti pour un tour. Heureusement, cette fois-ci, mes séjours à l’hôpital ne durent pas plus de 5 jours par cure. De plus je supporte nettement mieux les produits et du coup, je n’ai "que" les désagréments du type: perte de goût, problèmes intestinaux, fatigue, baisse des défenses immunitaires et chute des cheveux. Par contre, le principal mauvais souvenir, je le dois à la radiothérapie. En effet, les rayons, dont le but est de tuer les cellules cancéreuses, ne peuvent pas s’empêcher de détruire les cellules environnantes. Maintenant, si vous regardez bien le cliché ci-dessus, sans vous faire un dessin, vous pouvez imaginer quels genres de tissus étaient également endommagés. Je peux vous dire que les moments passés au petit coin, étaient loin d’être des parties de plaisir… aïe…
Malgré ça, le traitement fonctionne à merveille. La tumeur fond comme neige au soleil et elle disparait entièrement à la fin de l’année 2004. Petite inquiétude néanmoins : un scanner révèle qu’une minuscule métastase s’est formée dans un de mes poumons. Pour éviter qu’elle ne prenne de l’ampleur, on me fait subir de nouvelles séances de radiothérapie, durant lesquelles on m’irradie mes deux poumons en entier (à une dose pas trop élevée pour ne pas me les griller), afin d’éradiquer définitivement ce sarcome. Et c’est ainsi, qu’au mois de février 2005, je sors à nouveau vainqueur de mon combat.
Mais depuis quelques mois maintenant, je ressens une douleur au niveau de l’aine gauche et celle-ci ne cesse d’augmenter au fil du temps, jusqu’à m’empêcher de dormir. J’en parle à mon médecin, qui me fait faire une radiographie. Celle-ci ne donne rien. Il opte finalement pour une IRM. Et voici le résultat:
Vous voyez la grosse tache blanche dans le cercle rouge à côté du col de mon fémur? C’est une tumeur… et ouais… je peux retourner à l’hôpital. Mais avant de commencer un traitement, il est nécessaire de connaître la nature de cette tumeur. Pour cela, je me rends au CHUV pour subir une biopsie sous scanner. En gros on va aller fouiller dans ma hanche pour prélever un morceau de tumeur. Je vous parlais de la douleur engendrée par une ponction de moelle… là vous multipliez au moins par 2… La douleur a été tellement lancinante que je tremblais encore une heure après le prélèvement. Horrible.
Bref, après analyse, les médecins ont pu définir qu’il s’agissait d’un Sarcome d'Ewing. Tumeur maligne, nécessitant un long traitement, mais guérissable. Et qui dit maladie différente, dit stratégie de combat différente. Les médecins m’ont alors proposé un schéma de traitement, que je n’allais de toute façon pas refuser : 3 à 4 cures de chimiothérapie, suivies de plusieurs semaines de radiothérapie et pour finir, à nouveau 3 à 4 cures de chimiothérapie. Le tout étalé sur environ 9 mois.
On m’installe à nouveau un PAC et c’est reparti pour un tour. Heureusement, cette fois-ci, mes séjours à l’hôpital ne durent pas plus de 5 jours par cure. De plus je supporte nettement mieux les produits et du coup, je n’ai "que" les désagréments du type: perte de goût, problèmes intestinaux, fatigue, baisse des défenses immunitaires et chute des cheveux. Par contre, le principal mauvais souvenir, je le dois à la radiothérapie. En effet, les rayons, dont le but est de tuer les cellules cancéreuses, ne peuvent pas s’empêcher de détruire les cellules environnantes. Maintenant, si vous regardez bien le cliché ci-dessus, sans vous faire un dessin, vous pouvez imaginer quels genres de tissus étaient également endommagés. Je peux vous dire que les moments passés au petit coin, étaient loin d’être des parties de plaisir… aïe…
Malgré ça, le traitement fonctionne à merveille. La tumeur fond comme neige au soleil et elle disparait entièrement à la fin de l’année 2004. Petite inquiétude néanmoins : un scanner révèle qu’une minuscule métastase s’est formée dans un de mes poumons. Pour éviter qu’elle ne prenne de l’ampleur, on me fait subir de nouvelles séances de radiothérapie, durant lesquelles on m’irradie mes deux poumons en entier (à une dose pas trop élevée pour ne pas me les griller), afin d’éradiquer définitivement ce sarcome. Et c’est ainsi, qu’au mois de février 2005, je sors à nouveau vainqueur de mon combat.

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